Un à trois jours, du début à la fin
L’installation est l’étape qui décide si les dessins valaient quelque chose. Une façade peut être parfaitement fabriquée et paraître ratée si les caissons ne sont pas de niveau entre eux, si les portes n’ont pas le même jeu, ou si le panneau contre le mur a été taillé sur place à la scie sauteuse. C’est pourquoi nous le faisons nous-mêmes, avec ceux qui ont fabriqué les armoires, et nous planifions la journée avant de charger le camion.
La séquence est toujours la même. L’ancienne cuisine sort et repart dans le même voyage. Les caissons bas entrent d’abord, posés sur pattes ajustables et vérifiés avec un long niveau sur toute la façade, pas un caisson à la fois. Une fois les bas d’aplomb, ils sont vissés entre eux et au mur, et les hauts sont suspendus sur une latte temporaire pour que rien ne soit tenu à bras pendant la fixation. Panneaux, remplissages et plinthes sont ajustés au mur et au plancher : c’est l’étape qui sépare une ébénisterie intégrée d’un meuble livré. Les portes et les tiroirs viennent en dernier, puis chaque charnière est réglée dans trois directions jusqu’à ce que les jeux ne fassent qu’une ligne.
Dans la plupart des cuisines, le comptoir est gabarié après la pose des caissons et installé quelques jours plus tard : il y a donc deux visites, la pose puis la pierre et l’évier. Les raccordements de plomberie et d’électricité sont faits par des corps de métier licenciés, et nous les convoquons le jour de la pierre plutôt que le jour des caissons. Cet ordre n’est pas négociable : l’autre option, c’est un évier découpé d’après un plan.
Ce qui se passe le jour de l’installation
- La protection d’abord : plancher couvert, cadres de portes protégés, un chemin dégagé vers le camion.
- L’ancienne ébénisterie est retirée et emportée, pas empilée dans le garage.
- Les caissons bas sont mis de niveau sur toute la façade, puis solidarisés et fixés au mur.
- Les hauts sont suspendus, les unités hautes mises d’aplomb, les ouvertures vérifiées sur les vrais électroménagers.
- Panneaux, remplissages, plinthes et moulures sont ajustés et posés.
- Portes, tiroirs et quincaillerie sont réglés, puis la pièce est nettoyée et visitée avec vous.
Ce qui ralentit vraiment une journée
Trois choses, et aucune n’est l’ébénisterie. Un électroménager qui n’est pas arrivé, donc une ouverture impossible à vérifier. Un plancher qu’on remplace après la cuisine plutôt qu’avant, ce qui force à refaire les plinthes. Et l’accès : un ascenseur réservé qui ne l’est plus, ou une cage d’escalier qui tourne à quatre-vingt-dix degrés sans palier. Nous posons les trois questions à la mesure, et c’est pour cela que la visite dure quarante minutes et non dix.



