De l’ébénisterie pour les pièces où le public entre
L’ébénisterie commerciale est le même métier qu’une cuisine avec un autre devis. Un comptoir d’accueil est touché par des centaines de mains par semaine, essuyé avec ce qui se trouve sous l’évier, et on s’y accoude sans précaution. Un comptoir de clinique doit cacher de l’équipement, porter des câbles et encaisser la vadrouille contre sa base. L’assemblage se dessine donc de la même façon et se construit plus lourd, avec des surfaces plus dures et des chants qui survivent à un chariot.
Nous fabriquons des comptoirs d’accueil et de transaction, des rangements et des murs de classement, des cuisinettes d’employés, des présentoirs et du mobilier de détail, des panneaux muraux, ainsi que les banquettes et les bancs intégrés qui donnent à une aire d’attente l’air d’être finie plutôt que meublée. Les corps sont en général en mélamine ou en contreplaqué, les faces visibles en stratifié, en thermoplastique ou en MDF peint, et les dessus de travail en stratifié, en quartz ou en Dekton selon ce qui s’y pose.
La différence la plus importante n’est pas la matière, c’est l’immeuble. Un aménagement commercial se fait dans un local qui a un propriétaire, un échéancier, un ascenseur de service avec des règles, et souvent des voisins encore ouverts. Nous mesurons une fois les murs montés plutôt que sur le plan de l’architecte, nous livrons dans la fenêtre que l’immeuble accorde, et nous installons le soir ou la fin de semaine quand le local ne peut pas fermer. Cette planification est l’essentiel de ce qui distingue un chantier commercial réussi d’un chantier résidentiel.
Ce que nous fabriquons
- Comptoirs d’accueil et de transaction, avec gestion de câbles et baies d’équipement.
- Rangements intégrés, murs de classement, réserves et arrière-boutique.
- Cuisinettes d’employés et stations de café, avec la plomberie coordonnée.
- Présentoirs, tablettes et comptoirs-caisses pour le commerce de détail.
- Panneaux muraux, murs d’accent, bancs intégrés et banquettes.
- Mobilier de clinique, de salon et de studio avec surfaces lavables.
Travailler dans un immeuble qui reste ouvert
La plupart des projets qu’on nous soumet ne peuvent pas fermer une semaine. La séquence est donc planifiée à l’envers depuis l’ouverture : dessins d’atelier approuvés tôt, tout fabriqué et préassemblé à Saint-Laurent, livré dans une seule fenêtre d’ascenseur réservée, et installé aux heures creuses. Quand un comptoir doit être construit sur place parce qu’il ne passe pas la porte, nous le fabriquons en sections conçues pour être réunies avec un joint dissimulé plutôt que calfeutré. Rien de tout cela n’est spectaculaire, et c’est pourtant la raison pour laquelle le local ouvre à la date prévue.



