Ce qu’une cuisine à Dollard-des-Ormeaux demande vraiment
Dollard-des-Ormeaux est à une vingtaine de minutes de l’atelier, par la 40 puis Sources vers le nord. C’est l’un des secteurs où nous nous déplaçons le plus dans un mois donné, en partie parce qu’il y a beaucoup de maisons de la même génération et en partie parce que la moitié des appels finissent par porter sur le refacing plutôt que sur le remplacement.
La ville s’est remplie surtout entre le début des années soixante et la fin des années soixante-dix : des maisons à paliers, des bungalows et des cottages de deux étages sur des terrains matures, la plupart agrandis ou avec un sous-sol fini à un moment donné. Les cuisines ont été dessinées pour cette époque : une rangée le long d’un mur, une deuxième sous la fenêtre, un petit coin repas derrière un demi-mur, et des armoires hautes qui s’arrêtent bien avant le plafond. Les plafonds font huit pieds, donc chaque pouce de hauteur compte, et les murs sont presque toujours assez droits pour travailler, ce qui fait du bien après une semaine dans du bâti plus ancien.
Deux conversations reviennent à presque chaque visite ici. La première : faut-il vraiment changer l’aménagement, parce que dans beaucoup de ces maisons il est tout à fait correct une fois le demi-mur tombé et le frigo sorti du coin. La seconde : le refacing. Une bonne part des cuisines de Dollard ont été bâties avec des caissons de contreplaqué ou de panneau dense encore parfaitement d’équerre après cinquante ans, et si l’intérieur est sain, des portes neuves, des façades neuves, une quincaillerie neuve et un comptoir neuf changent complètement la pièce pour une fraction du prix. Nous vérifions les caissons avec un niveau et un tournevis avant de trancher, parce que la réponse ne se voit pas sur les portes.
Ce qu’on finit généralement par dessiner
Des portes lisses mates ou satinées, ou un shaker mince quand la maison est plus traditionnelle. Des hauts menés au plafond. Une péninsule à la place du demi-mur, ou un petit îlot là où se trouvait le coin repas. De grands tiroirs sous la surface de cuisson. Des intérieurs réorganisés avec des paniers coulissants et un vrai range-épices plutôt que l’armoire profonde et sombre qui avale les chaudrons depuis 1971. Et un comptoir de quartz à la place du stratifié, ce qui est en général le changement qu’on remarque en premier.
Comment se déroule la visite
- Nous venons à la maison, mesurons chaque mur et vérifions l’état des caissons existants. Gratuit, en général dans la semaine.
- Vous recevez des élévations dessinées dans AutoCAD, pour que la cuisine soit réglée sur papier avant la première coupe.
- Quand le refacing a du sens, vous recevez les deux prix côte à côte et nous ne plaidons pas pour le plus élevé.
- Tout est fabriqué à Saint-Laurent, puis livré et installé par nos propres gens.
- Les portes sont garanties dix ans, et la quincaillerie garde la garantie du fabricant.



