Ce qu’une cuisine à Côte-Saint-Luc demande vraiment
Côte-Saint-Luc est à une quinzaine de minutes de l’atelier, tout droit par Cavendish. Ça compte plus qu’on pense. Une prise de mesures se planifie la même semaine, un panneau de remplissage coupé d’un cheveu trop large se refait et revient le lendemain matin, et une livraison ne commence pas par une heure de circulation. C’est aussi l’un des deux ou trois secteurs d’où l’on nous cherche le plus, ce que les chiffres montrent bien avant que le téléphone sonne.
La ville, c’est vraiment deux parcs immobiliers superposés. Dans les rues autour de Mackle, Kildare et Westminster, il y a des bungalows d’après-guerre, des maisons à paliers et de longues rangées de jumelés, bâtis pour la plupart entre la fin des années quarante et le milieu des années soixante, avec des cuisines dessinées pour une seule personne et une petite table. Le long de Cavendish et de Marc-Chagall, il y a les tours, où la cuisine est un couloir fermé avec un retombé de plafond, une porte de service, et un syndicat qui a des opinions sur l’heure à laquelle une livraison peut arriver. Nous travaillons dans les deux, et presque rien n’est pareil d’un chantier à l’autre.
Dans les maisons, le travail porte presque toujours sur le volume. Des armoires jusqu’au plafond au lieu de s’arrêter à sept pieds avec un vide poussiéreux au-dessus, un garde-manger là où il y avait le placard à balais, des tiroirs plutôt que ces armoires basses où personne n’arrive à atteindre le fond, et si le plan le permet un îlot là où se trouvait la table. Dans les tours, le travail porte sur les millimètres et sur l’accès. La pièce ne grandira pas : le gain vient d’intégrer le retombé dans les armoires, d’utiliser des portes pleine hauteur, et de faire entrer un frigo intégré dans un espace qui n’a jamais été prévu pour. Ces cuisines-là, on les mesure deux fois, parce qu’un mur de tour est rarement droit et qu’il n’y a nulle part où cacher une erreur.
Ce qu’on finit généralement par dessiner
Dans les maisons, du shaker peint ou des portes encastrées qui cohabitent bien avec les boiseries existantes, des hauts jusqu’au plafond, et un comptoir de quartz très peu veiné pour garder la pièce tranquille. Dans les tours, une porte sans poignée ou un shaker mince dans un ton clair, des portes pleine hauteur, des électroménagers intégrés, et un comptoir pâle qui empêche un couloir orienté au nord de se refermer. Les deux reçoivent des fermetures amorties partout, parce que c’est l’article le moins cher de la liste et celui qu’on remarque chaque jour.
Comment se déroule la visite
- Nous venons à la maison ou à l’unité, mesurons chaque mur et photographions la pièce. Gratuit, en général dans la semaine.
- Vous recevez des élévations dessinées dans AutoCAD, pour que la cuisine soit réglée sur papier avant la première coupe.
- Le prix est écrit, détaillé et fixe par rapport à ces plans.
- Tout est fabriqué à Saint-Laurent, puis livré et installé par nos propres gens.
- Pour une tour, nous réservons le monte-charge auprès de l’immeuble et travaillons dans la plage horaire accordée.



